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		<title>Industrie, le vrai bilan de Sarkozy</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 13:11:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contre la droite]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>

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		<description><![CDATA[Nicolas Sarkozy ose tout, c’est même  à ça qu’on le reconnaît.  Il vient de nous livrer, lors de  son déplacement à Marignane consacré à l’industrie, cette pépite :  « A ceux qui s&#8217;interrogent, je livre aujourd&#8217;hui un principe  fondateur  de toute la politique que j&#8217;ai voulu mener, dès avant 2007, et plus  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Nicolas Sarkozy ose tout, c’est même  à ça qu’on le reconnaît.  Il vient de nous livrer, lors de  son déplacement à Marignane consacré à l’industrie, cette pépite :  « <em>A ceux qui s&#8217;interrogent, je livre aujourd&#8217;hui un principe  fondateur  de toute la politique que j&#8217;ai voulu mener, dès avant 2007, et plus  encore depuis : la priorité absolue donnée au redressement de  l&#8217;industrie  française ». </em>Il faut avouer que cela nous avait échappé. Et il  ajoute qu’il souhaite augmenter la production industrielle de 25%  en 5 ans,  et mettre un terme à l’érosion de l’emploi dans  ce secteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant ces prévisions dignes du  Gosplan,  Gauche unitaire a sorti sa calculette pour faire le bilan de Sarkozy  en la matière sur les deux premières années de sa présidence (de  juin 2007 à juin 2009).</p>
<p style="text-align: justify;">La production dans  l’industrie manufacturière sur cette période a baissé de près  de 16 % (1).</p>
<p style="text-align: justify;">Les commandes reçues dans l’industrie  manufacturière ont pour leur part chuté de plus de 36% (2).</p>
<p style="text-align: justify;">Le chiffre d’affaires total dans  l’industrie manufacturière a reculé de plus de 10 %,  et celui  à l’exportation de plus de 13 % (3).</p>
<p style="text-align: justify;">Les investissements dans l’industrie  manufacturière ont en 2009 dégringolé de 27%. (4)</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à l’emploi dans l’industrie,  entre le second trimestre 2007 et le second trimestre 2009, il a chuté  de près de 7%. (5)</p>
<p style="text-align: justify;">Le passé éclaire l’avenir… Et  les promesses n’engagent que ceux qui y croient.<span id="more-1765"></span></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">(1) Source Insee, Indice de la  production  industrielle.</p>
<p style="text-align: justify;">(2) Source Insee, Indice des commandes  en valeur reçues dans l’industrie.</p>
<p style="text-align: justify;">(3) Source Insee, Indice du chiffre  d’affaires dans l’industrie et la construction.</p>
<p style="text-align: justify;">(4) Source Insee, Enquête sur les  investissements dans l’industrie.</p>
<p style="text-align: justify;">(5) Source Dares, Séries, Emploi  salarié  depuis 1993, intérim depuis 1995.</p>
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		<title>En 2010, initier des Assises du Front de Gauche</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 20:28:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gauche Unitaire]]></category>
		<category><![CDATA[À gauche]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous sommes  maintenant à deux courtes semaines du premier tour des élections  régionales qui aura lieu le 14 mars prochain. La campagne entre dans  sa phase décisive, dans le moment où des millions  de personnes vont se décider entre les différentes propositions  politiques  en présence. L’écho rencontré par la campagne du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Nous sommes  maintenant à deux courtes semaines du premier tour des élections  régionales qui aura lieu le 14 mars prochain. La campagne entre dans  sa phase décisive, dans le moment où des millions  de personnes vont se décider entre les différentes propositions  politiques  en présence. L’écho rencontré par la campagne du Front de  Gauche et des listes « Ensemble » témoigne de l’attente qui existe  dans les profondeurs du pays pour une véritable alternative de gauche.  Nous savons tous et toutes ce dont les salariés ont besoin aujourd’hui : d’une  gauche combative, déterminée, qui porte de véritables mesures de  ruptures avec les logiques libérales et productivistes dans les conseils   régionaux. Mais déjà dans les débats de cette campagne se repose  publiquement la question de la construction d’une alternative  à gauche, au-delà des élections régionales.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Front de  gauche est confrontés à  cette exigence. Il doit intégrer l’expérience  nouvelle que nous faisons à travers cette campagne et se transformer  pour constituer un véritable espace permanent agissant sur toutes les  questions qui traversent la société française.<span id="more-1757"></span></p>
<p style="text-align: justify;">C’est le  sens de la proposition mise dans le débat par le Conseil National de  Gauche Unitaire dont nous reproduisons ci-dessous un extrait :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Le Front  de Gauche doit se construire au-delà  des seules séquences électorales. Il peut constituer une nouvelle  force, </em><strong><em>un pôle politique qui change la donne  à gauche</em></strong><em>. Il peut être le cadre de rassemblement de  différents  partis politiques, notamment de nos partenaires des listes  « Ensemble », de différentes traditions en respectant leur identité  propre, en permettant leur synergie dans un processus commun ainsi que  des militants qui, tout en n’adhérant pas  à l’une ou l’autre des organisations se retrouvent dans la démarche  du Front de Gauche. La gauche à laquelle nous aspirons ne se construira  pas autour d’un seul parti politique mais par un véritable  rassemblement.  C&#8217;est ce que propose la Gauche unitaire. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Depuis juin  2009, nous avons des élus européens du Front de Gauche, demain nous  aurons des élus régionaux, qui devront impulser des initiatives pour  poursuivre au-delà des élections l&#8217;action commune. Pour faire  vivre concrètement le Front de Gauche, au-delà  des échéances électorales, nous devons prendre des initiatives pour  échanger, débattre, élaborer collectivement sur les réponses immédiates  à la crise, aux attaques de la droite mais  également sur une autre répartition des richesses, le projet de société  que nous voulons, bref sur une « plate forme partagée ». Quelle  alternative  de société pouvons-nous porter ensemble ? Quelles réponses face  à la crise économique, sociale, écologique et culturelle ? Comment  mettre en œuvre une politique de rupture avec le libéralisme et le  productivisme ? Quelle conception de la démocratie défendons-nous  ? Ces questions et bien d&#8217;autres sont incontournables pour mettre en  mouvement sur la durée tous les hommes et les femmes qui aspirent  à changer cette société inhumaine.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Des  exercices  pratiques communs à une réflexion partagée sur les grands enjeux  de société, voilà ce que nous impose la volonté  de redonner du sens à la gauche,  à ses valeurs, à son projet de société  au sein du rassemblement. C’est pourquoi, nous proposons que d’ici  l’automne 2010, nous puissions nous donner les moyens,  à l’échelle locale et nationale d’organiser des Assises du  Front de gauche, lieux de partage et d’élaboration d’expériences  à la fois communes et diverses, qui associeraient largement toutes  les forces du mouvement social, des syndicalistes, des militants  associatifs  et qui permettraient d&#8217;aboutir à  la « plate forme partagée » du Front de Gauche.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce serait  un véritable événement politique  à gauche en France et un signal pour tous ceux qui tous les jours  dans les combats quotidiens, dans le mouvement social, dans les  entreprises,  parmi les jeunes sont orphelins d&#8217;une perspective politique.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce que nous  proposons fraternellement à nos partenaires du Parti Communistes  Français et du Parti de Gauche pour le Front de Gauche, c’est de  poursuivre la dynamique de rassemblement qui dans le respect de chaque  composante, chaque identité pose des initiatives concrètes pour  l&#8217;émergence d&#8217;une nouvelle force politique, d’une gauche qui crée  et redonne l’espoir. </em>»</p>
<p style="text-align: justify;">Cette  proposition est notre contribution sur l&#8217;avenir du Front de Gauche, elle nécessite d&#8217;être débattue et construite  ensemble. Il est fondamental pour reconstruire un nouvel espoir  à gauche de poser les bases solides d’une véritable maison commune  d’une gauche qui ne renonce pas. C’est en ce sens que nous employons  le terme  «d’Assises ». Il faut des fondations solides pour construire  un projet durable et cela ne peut se faire seulement en enchaînant la construction   d’accords électoraux au gré du rythme institutionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Le potentiel  pour la construction d’une nouvelle perspective à gauche est  grand. A nous de savoir le faire fructifier.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Pour lire le texte complet de notre proposition d&#8217;assises c&#8217;est <a href="http://www.gauche-unitaire.fr/2010/02/13/construire-ensemble-le-front-de-gauche-dans-les-luttes-et-les-elections/" target="_blank">ici</a></p>
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		<title>A nos camarades unitaires du NPA</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 13:11:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gauche Unitaire]]></category>
		<category><![CDATA[À gauche]]></category>

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		<description><![CDATA[Chères et Chers Camarades,
Il est des moments où chacun se trouve confronté à des choix qui interrogent ses engagements au plus profond.
Vous et nous avons en commun de considérer que l’intérêt de celles et ceux au nom desquels nous nous battons doit, en toute occasion, dicter nos comportements. Si nous nous sommes engagés dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Chères et Chers Camarades,</p>
<p style="text-align: justify;">Il est des moments où chacun se trouve confronté à des choix qui interrogent ses engagements au plus profond.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous et nous avons en commun de considérer que l’intérêt de celles et ceux au nom desquels nous nous battons doit, en toute occasion, dicter nos comportements. Si nous nous sommes engagés dans la construction d’une perspective politique crédible, ce n’est pas pour nous autoproclamer leurs porte-parole, mais plus modestement pour contribuer à ce que leur propre mouvement trouve le chemin de la rupture avec le capitalisme, de l’émancipation humaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous et nous partageons, à cet égard, l’essentiel. Nous avons la volonté d’aider à la constitution d’une nouvelle force politique pour un socialisme démocratique. Une force qui fasse du brassage des histoires et des expériences un atout. Une force qui permette à chacun et chacune de trouver sa place pour porter une ambition commune. <strong>Une force qui vise à être majoritaire à gauche et dans le pays et qui, pour cela, cherche à rassembler dans les luttes et dans les urnes. C’est en ce sens que nous entendons travailler à la constitution d’un front politique et social, dont les avancées soient autant de jalons posés sur le chemin menant à cette nouvelle force</strong>. Cet horizon n’a jamais été d’une telle actualité. Sur fond de crise majeure du capitalisme, la crise historique de la social-démocratie et sa mutation en force « démocrate », qui l’amènent un peu partout en Europe à s’ouvrir au centre ou même à droite, peut très vite mener la gauche tout entière à sa désagrégation politique autant qu’idéologique. Il s’agit de toute urgence d’inscrire au cœur de cette dernière une stratégie de reconstruction d’une gauche digne de ce nom.<span id="more-1752"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Vous et nous, bien sûr, ne disons pas toujours les choses de la même manière, ce qui est inévitable dès lors que nous ne parlons pas de la même place, mais rien ne nous paraît séparer sur le fond nos démarches, si ce n’est des nuances ou des malentendus. Avec certains et certaines d’entre vous, nous avons longtemps milité par le passé ; avec d’autres nous avons des histoires plus récentes ; pour d’autres encore, il reste à nous découvrir, mais nous sommes persuadés, pour avoir attentivement observé votre combat, que nous sommes proches. Les plus proches même sur le champ politique à gauche. <strong>Il serait incompréhensible que nous ne conjuguions pas nos forces.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A l’heure où, une nouvelle fois dans sa courte existence, le NPA refuse l’unité de la gauche de gauche, ses militantes et militants unitaires se retrouvent devant la nécessité de réfléchir aux moyens de défendre efficacement leurs convictions. Certains et certaines d’entre nous, à la Gauche unitaire, avons été confrontés par le passé à ce défi. Il est parmi vous des camarades qui avaient alors trouvé notre choix précipité et d’autres pour tout dire insensé car s’écartant à leurs yeux de la défense patiente des positions qui nous étaient communes dans le congrès fondateur du NPA. Il est vrai que, en mars dernier, nous avions fait un pari : celui de ne pas laisser passer la chance que pouvait représenter le Front de gauche pour rouvrir le chemin du rassemblement des forces anticapitalistes et antilibérales, favoriser une dynamique rendant cette construction pérenne, œuvrer aux clarifications stratégiques indispensables pour bouleverser les rapports de force au sein de la gauche et du mouvement ouvrier. Pour tout vous dire, nous ne regrettons pas de nous être engagés dans cette bataille. Mais rien n’est jamais écrit d’avance et, vous-mêmes, avez pu obtenir un excellent résultat lors de la consultation interne à votre mouvement sur les alliances à nouer pour les régionales. <strong>Pour autant, vous voilà, nous semble-t-il, confrontés à la même question que nous à quelques mois de distance : à quoi sert le NPA s’il n’est capable ni de commencer en son sein à faire la synthèse du meilleur des traditions de la gauche dans une amorce de processus pluraliste, ni d’être un facteur d’unité de la gauche de gauche dans la perspective à terme d’un nouveau parti large de transformation radicale de la société ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons besoin d’une gauche de gauche, pas d’une extrême gauche arcboutée sur ses certitudes, campant sur un espace nécessairement restreint du champ politique et ne cherchant pas à se donner pour objectif d’en bouleverser totalement la configuration. Le sarkozysme est aujourd’hui à l’offensive comme jamais aucun gouvernement de droite avant lui. Les mobilisations sociales sont à la peine et dans l’incapacité d’entamer sa détermination et celle du patronat à faire table rase de conquêtes essentielles du mouvement ouvrier. Vous conviendrez avec nous que les politiques des directions syndicales ne sont pas seules en cause dans ces difficultés. Toutes les luttes buttent sur l’absence d’alternative. <strong>Et cette alternative, nous sommes bien obligés de la penser à partir, non seulement des maturations à l’œuvre dans le mouvement social ou parmi les nouvelles générations militantes, mais aussi de la gauche réellement existante, non de celle que nous souhaiterions.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les résistances populaires n’ont pas cessé. Au plan politique, des militants et électeurs socialistes cherchent à s’extraire du marasme dans lequel les plonge l’orientation de leur parti. Le vote très majoritaire des militants du Parti communiste manifeste une aspiration profonde à explorer une nouvelle voie à gauche, celle qui consiste à disputer au social-libéralisme l’hégémonie dont il jouit par défaut. Des milliers d’écologistes, au-delà des succès électoraux du moment, s’interrogent sur la pertinence d’un projet écologique qui refuse de s’affronter aux logiques libérales. Des animateurs et des animatrices du mouvement social manifestent leur disponibilité à faire le pas permettant de sortir de l’impasse à gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le moment d’engager la refondation d’une gauche de gauche. Toutes les expériences réussies de ce type en Europe &#8211; en Allemagne, au Portugal, en Grèce -  ont pour point commun d’avoir permis à des courants constitués, ou même des partis en tant que tels (pas seulement des individus, donc) de se retrouver dans la même structure pour, petit à petit, se donner un programme et une identité propres dans la gauche. Elles ont également en commun leur volonté de s’affranchir des simples postures radicales pour se poser la question des majorités populaires à conquérir sans se dérober au délicat problème de la lutte au sein des institutions.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce pour quoi nous militons dans le Front de Gauche. Il ne s’agit pas uniquement de faire exister une coalition électorale, objectif certes indispensable, mais de permettre à des formations politiques porteuses d’histoires et d’expériences différentes de s’entendre sur l’essentiel, de se doter d’un cadre commun sur le long terme pour sortir la gauche de l’ornière. Ce projet n’en est qu’à ces débuts, il ne va pas sans à-coups ni soubresauts, mais c’est le seul qui ait une chance d’aboutir. Car nous savons bien que toute tentative de recomposition, qui chercherait à ignorer la diversité des parcours politiques, des identités, des héritages, des courants ou des organisations seraient irrémédiablement vouées à l’échec.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans ce cadre, la reconstruction d’une gauche de gauche à partir d’un front qui en sera le creuset ne peut faire l’impasse sur la tradition anticapitaliste que vous et nous avons en commun de porter. Il nous appartient de la renforcer en joignant nos forces. </strong>C’est le sens de la proposition que nous vous faisons. Nous ne vous disons pas démagogiquement que Gauche Unitaire est à vous. D’autres vous on fait ou vous ferons ce genre de promesses sans les tenir. Nous vous disons, plus simplement et bien plus sincèrement, que nos forces conjuguées permettront de porter avec plus de force le projet qui est le nôtre. Gauche Unitaire peut ainsi devenir notre outil commun.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes à votre disposition pour débattre avec vous, nationalement et localement, de cette proposition.</p>
<p style="text-align: justify;">Veuillez Chers et Chères Camarades recevoir nos salutations les plus fraternelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Gauche Unitaire</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La Grèce sous ultimatum !</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 16:55:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Union européenne,  dans sa dimension  zone euro, adresse à la Grèce un ultimatum de 30  jours : 30 jours pour  confirmer de réelles mesures de redressement de  son déficit  budgétaire !
Certes les  difficultés économiques  existent, voir l’article de Nicolas Béniès  « Spéculation contre  la dette grecque ». Mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>L’Union européenne,  dans sa dimension  zone euro, adresse à la Grèce un ultimatum de 30  jours : 30 jours pour  confirmer de réelles mesures de redressement de  son déficit  budgétaire !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Certes les  difficultés économiques  existent, voir l’article de Nicolas Béniès  « Spéculation contre  la dette grecque ». Mais cet étrange vocabulaire  guerrier ressortit   d’une campagne de préparation des opinions  publiques… Comme avant  toute guerre,  en effet. Mais guerre de qui ?  Contre qui ? Pour quels  objectifs ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les Grecs, ce sont eux qui il y a bien  longtemps nous ont appris  qu’il est utile d’insulter l’adversaire  pour se stimuler avant le  combat ! La leçon a été retenue : on y va  gaiement, à leur encontre.</p>
<p style="text-align: justify;">La Grèce, c’est avec réticence  qu’elle a été acceptée dans l’Union  européenne : bien sûr difficile  de d’écarter le « berceau de  l’Europe », mais déjà on ne lui  faisait guère confiance. Une confiance  en peau de chagrin lorsque la  Grèce a annoncé qu’elle remplissait les  conditions d’accession   à l’euro. Et même à propos de ses capacités à   organiser les  jeux olympiques, les  doutes ne manquaient pas…</p>
<p style="text-align: justify;">Mais voilà, à chaque fois,  les Grecs, à coups d’efforts et de  sacrifices, ont été présents  aux rendez-vous.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, à présent, la vérité  éclate : la Grèce est le maillon faible  d’une zone euro qui subit  les attaques spéculatives des implacables  marchés financiers.<span id="more-1738"></span></p>
<p style="text-align: justify;">A lire la presse on apprend que Angela  et Nicolas se portent au  chevet du malade – c’est dire combien le  mal est sérieux ! -, car il  est indispensable de faire quelque   chose. Mais c’est vraiment à  contrecœur,  et en faisant grise mine !</p>
<p style="text-align: justify;">A droite, les analystes politiques,  qui eux n’ont nul besoin de  faire semblant, se lâchent. Ainsi Gaëtan  de Capèle dans l’éditorial du <em>Figaro</em> le 12 février : « On  peut toujours stigmatiser le jeu macabre des  fonds spéculatifs, il  reste une vérité incontestable : la gouvernance  de la Grèce est indigne  du standing de la zone euro. »</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le standing de la zone euro </em>:  comme c’est nettement et  joliment dit !</p>
<p style="text-align: justify;">D’abord, c’est sûr, la Grèce  a truqué ses statistiques pour  apparaître répondant aux critères  du droit  à l’euro. Or chacun sait,  et l’histoire en témoigne  quotidiennement, le standing de la zone euro  interdit à toute autorité  politique ou économique de se livrer à la  moindre malversation :  trafiquer  des comptes, manipuler des opérations  ou données bancaires, ne pas  respecter les critères sacrés, ceux de  Maastricht par exemple (sauf  crise grave, évidemment !)…</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite la Grèce a laissé filer ses  déficits publics, hors du  raisonnable, et s’est endettée à tout  va… Et l’on nous apprend qu’un  Grec moyen dispose d’une  poignée  de cartes de crédit (entre 5 et 20,  selon les cas !). Inutile d’évoquer  les <em>subprime</em>, les déficits  et endettements monstrueux de nombre  d&#8217;Etats européens, puisque  l’évidence est qu’il faut être grec  pour s’abandonner à un tel laxisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre éditorialiste nous dit ce qu’il  faut penser de tout cela  :  s’il n’y avait que la morale, il faudrait  laisser tomber la Grèce,  qu’elle sombre lestée de tous ses péchés !  Mais le même   d’ajouter :  « Pour dire les choses crûment, en  sauvant la Grèce, l’Europe se sauve  aussi elle-même. » Et d’établir  une pédagogique analogie : hier,  lorsque la banque Lehman Brothers,  « cancre bancaire engraissé aux  produits financiers les plus  sulfureux »,   a coulé, elle n’a eu que ce  qu’elle méritait (moralement parlant).  Sauf, qu’économiquement, il  s’en est fallu d’un cheveu que ce  naufrage ne fasse sombrer tout le  système financier mondial. Et,  aujourd’hui,  il pourrait en être de  même avec la Grèce et l’euro.  Donc,  aidons-la… à contrecœur !</p>
<p style="text-align: justify;">Une démonstration fort pédagogique,  mais à laquelle on ne comprend  rien !</p>
<p style="text-align: justify;">Si la Grèce paye le prix de ses seules  fautes, pourquoi un risque de  contagion ? Plutôt qu’une chaîne, avec  son maillon faible, ne  s’agit-il pas d’un corps qui souffre d’un  mal dont la crise grecque  n’est que l’évident et pressant symptôme ?</p>
<p style="text-align: justify;">Plutôt que d’essayer de convaincre  les contribuables (allemands en  particulier) d’un impératif de  solidarité  avec ces insupportables  Grecs, ne vaudrait-il pas mieux dire la vérité  quant aux menaces d’une  nouvelle phase de la crise du système  capitaliste  tout entier ?</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dire la vérité, ce serait avouer  que cette dramatisation et  toutes ces explications quant à la  spécificité  grecque visent à  préparer les opinions publiques –grecque et européennes   – à se voir  infliger de terribles potions.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr qu’on ne laissera pas tomber  la Grèce, ce qui serait  suicidaire. Mais l’inconnue est de savoir  si le peuple grec acceptera  de payer la note de la crise : ramener en  2013, comme il est exigé, le  déficit public actuel de 12,7% du PIB  à 3%, c’est promettre  l’impossible et préparer les Grecs à d’effrayants  sacrifices, une  régression sociale majeure.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc ce peuple est à surveiller ! (Ce  qui est plus facile que de  contrôler, ou moraliser, les insaisissables  marchés financiers.)</p>
<p style="text-align: justify;">Car, s’il subit une défaite sociale,  ce sera la brèche à travers  laquelle on pourra s’engouffrer pour  faire accepter à d’autres  peuples  les mêmes remèdes de cheval.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut pas <em>aider</em> la  Grèce. Indiquons au passage que  la  conjonction médiatique crée une  douteuse interférence entre l’aide  effective qu’il convient d’apporter  à Haïti, qui le mérite, et celle  qu’on rechigne à apporter à  la Grèce, qui ne le mérite pas…- Comme si,  de surcroît, on avait  affaire à deux types de catastrophes   naturelles !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il faut être <em>solidaire </em> de la lutte du peuple grec contre  l’injuste purge qu’on veut lui  infliger, pour prix d’une crise  provoquée par les cercles dirigeants  du capitalisme, en compensation de  la gabegie monstrueuse dont ils sont  responsables. Ceux-là mêmes dont  les représentants aiment tant ce   mot de <em>morale </em>!</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>Couvre-feu pour les mineurs de 13 ans : la chasse à l’enfant est ouverte !</title>
		<link>http://www.gauche-unitaire.fr/2010/02/17/couvre-feu-pour-les-mineurs-de-13-ans-la-chasse-a-l%e2%80%99enfant-est-ouverte/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 11:03:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contre la droite]]></category>

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		<description><![CDATA[Une société qui a peur de sa jeunesse condamne son avenir
Couvre-feu pour  les mineurs de 13 ans : la chasse à  l’enfant est ouverte !
Après avoir modifié cinq  ou six fois la législation depuis 2002, toujours en la durcissant et  en s’attaquant chaque fois un peu  plus aux libertés individuelles et collectives des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Une société qui a peur de sa jeunesse condamne son avenir</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Couvre-feu pour  les mineurs de 13 ans : la chasse à  l’enfant est ouverte !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Après avoir modifié cinq  ou six fois la législation depuis 2002, toujours en la durcissant et  en s’attaquant chaque fois un peu  plus aux libertés individuelles et collectives des citoyens, le  gouvernement  a mis sur la table un nouveau projet de loi, dit LOPPSI 2, dont l’une  des dispositions, le « couvre-feu » à l’encontre des mineurs de 13  ans, vient d’être votée par l’Assemblée nationale.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit de donner  aux Préfets la possibilité d’établir ce « couvre-feu », en faisant  raccompagner chez eux par la police les enfants de moins de 13 ans  circulant  seuls entre 23h et 6h du matin, dès lors que « leur présence sur la  voie publique durant la nuit les exposerait à un risque manifeste pour  leur santé, leur sécurité, leur éducation ou leur moralité ». Les  parents auraient à payer une amende de 11 euros et pourraient se voir  retirer certaines aides municipales. En cas de récidive, ils pourraient  s’exposer à des poursuites.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Après  « l’état d’urgence » apparu en 2005, voici le  « couvre-feu » ! Nos rues seraient-elles donc, dès la nuit tombée,  envahies de hordes d’enfants de moins de treize ans, qu’il nous  faille déclarer la guerre et aller jusqu’à légiférer sur cette  question ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, la  municipalité  de Nice, toujours zélée en la matière et qui a instauré ce  « couvre-feu » depuis trois mois déjà, reconnaît qu’elle n’a  eu à ce jour à raccompagner… aucun enfant chez lui !<span id="more-1734"></span></p>
<p style="text-align: justify;">A quelques semaines des  élections régionales, alors que le gouvernement, malmené par les  sondages, joue une nouvelle fois sur la corde sécuritaire pour tenter  de rallier des voix, on peut considérer qu’il s’agit simplement  d’un effet d’annonce, et que pour quelques exceptions, une loi en  bonne et due forme ne s’imposait pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Quel effet aura t-elle,  d’ailleurs, sur ces exceptions ? Il est vrai que la présence d’enfants  de moins de 13 ans seuls, la nuit, dans les rues, peut potentiellement  les exposer à un danger physique ou moral et être révélateur d’un  dysfonctionnement familial. Généralement, d’aussi jeunes enfants  livrés à eux-mêmes sont déjà connus des services sociaux. Et qui  pourrait croire que les problèmes existant au sein de la famille vont  se régler à coup d’amendes de 11 euros, ou en réduisant encore  davantage les revenus de parents qui se débattent déjà souvent dans  des problèmes matériels insurmontables ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aujourd’hui, ce  qui menace concrètement un nombre important d’enfants de moins de  13 ans, ce n’est pas de se promener seuls la nuit : c’est de ne pas  pouvoir manger à leur faim, de vivre sans chauffage en plein hiver  ou même sans toit, de ne pas pouvoir se soigner correctement, parce  que leurs parents sont au chômage, au RSA, en fin de droits </strong>; c’est  pour quelques-uns de vivre sans leurs parents, suicidés au travail  ou reconduits à la frontière ; c’est de ne pas pouvoir bénéficier  d’une aide éducative quand ils en auraient besoin parce que les  gouvernements  successifs ont bradé les politiques de prévention au profit de  dispositifs  purement répressifs…</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, on supprime  des milliers de postes d’enseignants, d’assistants sociaux,  d’éducateurs,  mais on construit toujours plus d’établissements pénitentiaires  pour mineurs !</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, au-delà  de l’effet d’annonce, le gouvernement continue avec de telles lois  à distiller une peur anti-jeunes, irrationnelle, mais qui permet de  justifier les mesures répressives qui se succèdent. Alors qu’il  feint de s’émouvoir, par exemple, des conditions de garde à vue,  il a dans les faits élargi et durci ces conditions pour les mineurs  de 10 à 18 ans (lois Perben 1 et 2 de 2002 et 2004) et a fait adopter,  dans la foulée, de nombreuses dispositions législatives liberticides.  La généralisation de la vidéo surveillance, les lois  anti-rassemblements,  la mise en place du ficher EDVIGE ou de BASE ELEVES sont autant  d’atteintes  à nos libertés et autant de dangers pour la démocratie.</p>
<p style="text-align: justify;">La plus grande violence,  aujourd’hui, ne vient pas des « banlieues », mais des politiques  ultra-libérales.  Les choix économiques qui sont faits laissent délibérément sur le  côté de la route une frange de plus en plus importante de la population,   enfoncent des quartiers entiers dans la pauvreté, plongent dans le  désespoir toute une génération sacrifiée à qui on interdit toute  perspective d’emploi, de logement, de vie décente, d’insertion  sociale…</p>
<p style="text-align: justify;">Ces « dégâts  co-latéraux »  du système capitaliste sont désormais parfaitement assumés par le  gouvernement Sarkozy. Il ne s’agit même plus d’accompagner, de  mettre des pansements sur les plaies sociales : désormais on humilie,  on réprime, on punit, on enferme, on expulse…</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, s’il faut se  battre, ce n’est pas contre nos enfants, contre la jeunesse, mais  bien contre cette politique cynique qui ne sert que les intérêts de  quelques-uns !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sommet social : air raréfié !</title>
		<link>http://www.gauche-unitaire.fr/2010/02/16/sommet-social-air-rarefie/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 21:48:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contre la droite]]></category>
		<category><![CDATA[En lutte]]></category>

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		<description><![CDATA[Nicolas Sarkozy, François Fillon et  8 membres du gouvernement, recevant à l’Elysée les organisations  syndicales et patronales, ont tenu sommet social.
Prendre de la hauteur est opportun  si l’on veut  aborder sérieusement un ordre du jour qui devrait être  chargé : la crise, l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics,  le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Nicolas Sarkozy, François Fillon et  8 membres du gouvernement, recevant à l’Elysée les organisations  syndicales et patronales, ont tenu <em>sommet social</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Prendre de la hauteur est opportun  si l’on veut  aborder sérieusement un ordre du jour qui devrait être  chargé : la crise, l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics,  le sort des centaines de milliers de chômeurs en fin de droits qui  sont menacés de se voir privés de tout revenu fin 2010…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Las, on tombe de haut !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Du sommet,  il ressort que Nicolas  Sarkozy, sur les retraites, promet de pas « passer en force » !</p>
<p style="text-align: justify;">Belle opération de communication  présidentielle donc.</p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à certaines craintes,  et à certaines annonces, la nouvelle loi sur les retraites ne sera  pas déposée en juillet, comme le voulaient certains ministres et  conseillers,  mais… à la rentrée. Ce qui laisse tout le temps (sic) à la concertation.   Le Président veut « un débat approfondi, qui ne s’enlise pas, qui  ne s’éternise pas, mais qui prendra le temps qu’il faut ».<span id="more-1729"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le temps de quoi ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">D’un scénario rodé de longue date,  qui est celui du <em>diagnostic partagé</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout le monde est d’accord pour  constater  qu’on vit de plus en plus vieux (la démographie, c’est scientifique),  que le chômage ne décroît pas (avec la crise le contraire est fatal  ), que les jeunes entrent de plus en  plus tard sur le marché  du travail, que ce même marché du travail continue à écarter les  seniors bien avant leur 60 ans (âge moyen de la cessation d’activité :  58 ans ; à 60 ans, 40% des salariés sont hors activité, au chômage,  en maladie, en invalidité…).</p>
<p style="text-align: justify;">Donc il est évident que les dépenses  du système de retraites sont appelées à croître. Qui pourrait  le contester ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ledit <em>diagnostic partagé</em> n’a  pas à prendre en compte l’élévation de la productivité du travail.  Réalité qui fait qu’on peut travailler plus, et s’user davantage,  malgré la diminution du temps de travail, y compris à l’échelle  d’une vie, et qui conduit à  accroître le temps de formation des  jeunes, et souvent à écarter les anciens. Les discussions auxquelles  on s’était engagé sur la pénibilité du travail et sur l’emploi  des seniors sont systématiquement  reportées…</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à la question du partage  des richesses, ce serait franchement indécent de l’évoquer dès  lors qu’on est dans la concertation !</p>
<p style="text-align: justify;">Puisqu’il est inconcevable d’envisager  l’augmentation des cotisations – le patronat dit NON ! -, de remettre  en  cause les exonérations de cotisations – le patronat dit NON !  -, la taxation des richesses indues (stock options, intéressement,  participation…) – les riches disent NON !-, à quelles mesures recourir ?</p>
<p style="text-align: justify;">C’est évident : l’augmentation  du nombre d’annuités nécessaires pour une pension à taux plein,  et le recul de l’âge du droit à la retraite en faisant  sauter le  verrou des 60 ans. C’est-à-dire,  par divers biais,  continuer à  baisser  les pensions, ce qui frappe dramatiquement les plus fragiles :  les femmes, les métiers les plus pénibles, les jeunes actuellement  en formation… Objectif :  accélérer ce mouvement déjà bien engagé  d’appauvrissement des retraités et du salariat en général.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Concertation</em>, comme aurait  Zazie…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« On sait ce qu’il faut faire,  avoue-t-on  à l’Elysée. La seule question qui intéresse en fait les syndicats  est le temps laissé à la concertation », lit-on dans <em>Le Figaro</em>.  Dans le même article est attribué à un syndicaliste un propos selon  lequel  une  commission, ou un comité des sages, serait une « piste  intelligente,  car personne ne perdrait la face ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème pour les salariés n’étant  pas de perdre la face, mais bien le risque de subir une nouvelle  défaite,  espérons que la journée de mobilisation interprofessionnelle du 23  mars à laquelle appellent la CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l’UNSA,   ne bornera  pas son ambition à « peser » sur les différents rendez-vous  de concertation, mais engagera  le vaste mouvement nécessaire pour  faire reculer gouvernement et patronat.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Vive Woerth !</title>
		<link>http://www.gauche-unitaire.fr/2010/02/15/vive-woerth/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 14:24:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contre la droite]]></category>

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		<description><![CDATA[Les fonctionnaires français  mesurent-ils leur chance d’avoir pour ministre  Monsieur Eric Woerth  – titulaire du ministère du Budget, des comptes publics et de la  Fonction publique ? Lui qui n’a d’autre souci que de leur offrir  de meilleures carrières, grâce à … la mobilité !
L’informatisation,  certainement,  et sans doute [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les fonctionnaires français  mesurent-ils leur chance d’avoir pour ministre  Monsieur Eric Woerth  – titulaire du ministère du Budget, des comptes publics et de la  Fonction publique ? Lui qui n’a d’autre souci que de leur offrir  de meilleures carrières, grâce à … <em>la mobilité </em>!</p>
<p style="text-align: justify;">L’informatisation,  certainement,  et sans doute aussi l’impératif du non-remplacement d’un fonctionnaire  sur deux partant à la retraite, se traduisent par la fusion de certains  services et une suppression massive de postes. Donc il faut que les  fonctionnaires, jusque-là protégés par le statut de la Fonction  publique,  qui leur assure la stabilité de l’emploi auquel ils ont accédé  par concours, acceptent de… bouger ! Eric Woerth, ministre, a pour  fonction d’y veiller. D’où le décret dit de mobilité des agents.<span id="more-1725"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans <em>Le Figaro, </em> supplément économie du 11 février 2010, il explique précisément  la chose : « Pour les  fonctionnaires dont le poste a été supprimé,  la loi «mobilité » oblige l’administration à leur faire trois vraies  propositions et à les former s’ils en ont besoin, en maintenant  l’intégralité  de leur salaire. S’il les refuse, l’agent peut être placé en  disponibilité,  après avis de la commission administrative paritaire (CAP) où siègent  les syndicats. Trois nouvelles offres lui sont faites. S’il les refuse  encore, il pourra être licencié, après un nouveau passage en CAP. »</p>
<p style="text-align: justify;">Que de précautions avant d’en  arriver au mot qui fâche : <em>licencié </em>! Croiront aux premières  ceux qui veulent, tous sont prévenus : l’introduction à l’encontre  des fonctionnaires de la possibilité du licenciement, non pour faute  grave comme aujourd’hui, mais, demain, pour refus de…  mobilité  – un concept aussi incernable que menaçant.</p>
<p style="text-align: justify;">Au regard de certains de ses  collègues du gouvernement qui captent l’attention publique – les  Besson et autres Hortefeux – le bon Monsieur Woerth souffre d’un  déficit de notoriété. A tort ! Comment sous-estimer un homme qui joue  à ce point cartes sur table : « Quant aux agents directement concernés  par les réorganisations, certains éprouvent, c’est vrai, des  inquiétudes.  C’est normal car nous menons de vraies réformes ! ». Un homme qui  se montre d’autant plus sensible aux inquiétudes des agents qu’il  sait, lui, ce que leur réservent les <em>vraies</em> <em>réformes</em> de ce pouvoir qu’il sert avec tant de diligence et de compétence.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Spéculation contre la dette grecque. Crise de la dette ou crise de l’euro</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 14:19:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>

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		<description><![CDATA[La crise financière recommence de plus belle et se traduira par une crise économique encore plus profonde que celle de 2009. Elle se combine avec une crise profonde de la construction européenne qui a fait la preuve… de son inexistence. La Tribune du vendredi 12 février résume bien la situation : « L’Europe fait flop ». Le soutien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La crise financière recommence de plus belle et se traduira par une crise économique encore plus profonde que celle de 2009. Elle se combine avec une crise profonde de la construction européenne qui a fait la preuve… de son inexistence. La Tribune du vendredi 12 février résume bien la situation : « L’Europe fait flop ». Le soutien à la Grèce, première victime des marchés financiers, n’a été – ils ont le sens de l’humour – que « politique ». Largement insuffisant pour donner un signal positif de la fin de la spéculation.</p>
<p style="text-align: justify;">L’accalmie a été de courte durée. Elle porte actuellement sur les titres émis par les Etats, titres d’emprunt,  pour financer leur déficit et les mesures de soutien.(1) Pour le moment, ce sont les PIIGS – Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne (Spain) – qui sont dans le collimateur des marchés financiers. Il faut dire que la récession bat encore son plein dans la plupart de ces pays, à commencer par la Grèce. Ce pays est aussi « puni » pour avoir « magouillé » ses statistiques en cachant le montant réel – un terme qui ne convient absolument pas, toutes les comptabilités nationales ne peuvent donner qu’un résultat approximatif faute de connaissance des livres de compte – de ses déficits. Le nouveau gouvernement de centre gauche de Papandréou a décidé, comme tous les autres pays de l’UE et plus particulièrement de la zone euro, une politique d’austérité renforcée en s’attaquant à la dépense publique. Comme il n’est pas question d’augmenter les recettes, la seule solution reste – malgré la crise économique et sociale – de diminuer les dépenses. La politique fiscale ne change pas. Elle reste favorable aux entreprises et aux plus riches. Aucun débat démocratique ne s’ouvre sur cette politique…</p>
<p style="text-align: justify;">Le pays le plus exposé jusqu’à présent, la Grèce, ne connaît pourtant pas une situation économique trop en décalage avec les autres pays de la zone euro. Ses déficits publics sont estimés à 12,7%  par rapport au PIB &#8211; la France autour de 8% &#8211; et sa dette atteint 113% du même PIB. Elle n’atteint pas les records du Japon qui frôle les 200% de dette publique par rapport au PIB.<span id="more-1716"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Les marchés ne visent pas seulement la Grèce mais aussi l’ensemble de la construction européenne et celle de la monnaie unique en particulier. La baisse de l’euro est l’indicateur de cette perte de confiance des marchés. Ce pourrait être une « bonne » nouvelle, pour les entreprises d’Europe. La baisse de l’euro pourrait permettre notamment à l’Allemagne – le pays dominant de la zone – d’avoir un avantage compétitif sur les marchés étrangers face au dollar et aux marchandises américaines. Dans l’état actuel, cette baisse doit être considérée comme la première crise de l’euro.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Deux absences.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La première est la non-réponse à la crise financière. Les gouvernements n’ont pas voulu reréglementer les marchés financiers pour éviter ces « répliques » du tremblement de terre d’août 2007. Les déclarations ont fleuri sur la nécessité de « moraliser » les marchés financiers – dixit Nicolas Sarkozy encore à Davos dernièrement – sans prendre de décision politique. Obama parle de séparer banques de dépôt et banques d’investissement – le retour à la case d’avant la déréglementation des années 1980 – sans avoir les moyens politiques de faire adopter ces décisions. En conséquence, les marchés fonctionnent comme avant la crise !</p>
<p style="text-align: justify;">La deuxième porte sur la construction européenne elle-même. Faire fonctionner une monnaie unique sans avoir construit de gouvernement, sans avoir défini les structures pour mettre en œuvre des politiques économiques communes et discutées en commun est un non sens. La BCE, en charge de la politique monétaire, ne peut assurer la légitimité politique de cette monnaie. Dans la crise systémique actuelle, la crise de l’euro ne pouvait que se manifester. (voir le « Petit manuel de la crise financière et des autres », Syllepse). C’est donc une crise de la construction européenne autour de la liberté des marchés. Le traité de Lisbonne est caduc avant même d’avoir été appliqué. Le gouvernement allemand demande d’ailleurs une discussion sur les traités. Ils empêchent les autres pays de la zone de secourir un pays en butte à la spéculation. Une imbécillité qui démontre l’absurdité de cette construction et du traité de Maastricht comme du pacte de stabilité. La BCE est une institution, on le sait, ni démocratique ni légitime. Les déclarations de Jean-Claude Trichet sont toutes sur le même modèle, il fait diminuer les déficits pour diminuer le poids de la dette en menant des politiques drastique de rigueur.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous les pays de l’UE sont visés par ces diatribes marquées du sceau du libéralisme le plus pur. Au moment où cette idéologie subit, sous les coups de cette crise systémique, une crise de légitimité fondamentale. (2) Les gouvernements n’en ont cure. Pourtant de plus en plus de voix s’élèvent – y compris dans Le Monde Economie daté du 9 février 2010, sous le titre évocateur et un peu cucul « Faut-il sauver le soldat grec ? » &#8211; pour souligner le contre sens d’une politique de baisse des dépenses publiques dans le contexte d’une crise économique et sociale. Vouloir diminuer les dépenses de l’Etat, déstructurer la protection sociale (3) est un non sens économique. La conséquence est connue. Ce sera une baisse plus importante du marché final – celui composé des consommateurs en particulier qui avait tiré la croissance ces dernières années – et une dépression. Elle est planifiée. Dans le même temps, les déstructurations des conventions collectives se traduiront par des éclatement sociaux, un recul du rapport de force pour la salariés et de l’ensemble des progrès social. Des apprentis sorciers qui ne voient pas le danger à moyen terme de leur politique ne répondant qu’à des impératifs de court terme.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Spéculation sur les Etats</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les marchés financiers jouent à la hausse des taux d’intérêts des emprunts grecs et, bientôt, des autres pays de la zone euro. Et ils gagnent. Qui spécule ? Les banques fortes de leurs liquidités acquises à bas prix via les faibles taux d’intérêt des banques centrales et des prêts des gouvernements. Que faire de ces liquidités ? Prêter aux ménages et aux entreprises ? Hors de question. Les premiers sont surendettés, les seconds risquent de faire des pertes comme l’indique les résultats des entreprises de l’automobile et des angoisses des TPE – les très petites entreprises – et des PME. Les encours de crédit ont donc logiquement diminué en 2009. En bonne logique financière, les banques – comme tous les acteurs sur les marchés financiers à commencer par les « hedge funds » (4) voulant se refaire une santé financière après le tsunami financier – voient dans la spéculation un moyen d’augmenter leur bénéfice. Spéculer sur le « risque souverain », celui qui vise les pays, est d’un bon rapport.</p>
<p style="text-align: justify;">Comment spéculer ? En faisant monter le cours des produits d’assurance, en l’occurrence des CDS, « credit defaut swaps ». La hausse de ces produits financiers censés couvrir les risques de défaut de paiement des Etats, provoquent une baisse de la confiance des opérateurs. Le scénario est simple. Si les CDS montent, le risque de défaut de paiement est considéré comme plus important, du coup les taux d’intérêt des nouveaux emprunts de l’Etat grec – pour le moment – augmentent provoquant une hausse de ses déficits et se traduit par un gonflement de sa dette… La spirale descendante se met en place. Les marchés financiers exigeant une politique d’austérité encore plus drastique. Les agences de notation – que tous les gouvernements ont mis en cause – continuent leur travail en dégradant la note de la Grèce comme des autres pays de l’Europe du Sud. A quand le tour de la France ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Crise de l’euro</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La zone euro se trouve complètement éclatée. Les taux de l’intérêt en hausse pour une partie de la zone euro menacent toute la zone. La BCE devrait logiquement répondre à cette crise en augmentant ses taux d’intérêt – taux directeur et taux d’escompte ?  Si elle le fait, elle pourrait exercer un effet négatif sur la croissance de l’Allemagne… qui ne l’acceptera pas. Pas plus qu’elle ne veut payer pour les pays les plus pauvres. Elle pourrait sortir de la zone euro pour se préserver. Ou proposer – comme l’a fait Angela Merkel au sommet européen du jeudi 11 février – « des outils de pression contre les pays laxistes », autrement dit renforcer sa main mise politique.</p>
<p style="text-align: justify;">La crise de l’euro montre toute la logique destructrice de la construction européenne. Vouloir à toute force construire le marché unique – l’Acte unique de 1986 – puis, sans bilan, passer à la monnaie unique sur la base de critères uniquement financiers, en 1993 fait la preuve de ses impossibilités. Les seules politiques menées s’inscrivent encore dans ce cadre théorique dont la faillite est patente. L’idéologie libérale en crise provoque une crise de légitimité globale des politiques imposées. Les sondages l’indiquent, une majorité de Français contestent la politique de Sarkozy. Il serait temps de construire un programme de gauche incluant la lutte contre la crise systémique en faisant des propositions de sortie de la logique de la valorisation du capital pour la défense et l’élargissement de tous les droits collectifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas BENIES.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<hr style="text-align: justify;" size="1" />
<p style="text-align: justify;">(1) Il est nécessaire de parler de soutien aux banquiers surtout et non pas de « relance ». Les mesures prises par les Etats ont permis de limiter la récession, en aucun cas de relancer l’économie. La faible croissance actuelle en témoigne, pour la France comme pour l’Allemagne et les Etats-Unis.</p>
<p style="text-align: justify;">(2) Elle s’est manifestée y compris au forum de Davos qui réunit les puissants du monde capitaliste développé. Ils ont proposé de réglementer les banques au niveau international sans dire comment…</p>
<p style="text-align: justify;">(3) Le débat sur les retraites entre dans ces politiques d’un autre âge, du passé. Il faut insister ces politiques sont ringardes. Comme l’a déployé une artiste chinoise, il faut travailler moins pour gagner plus…</p>
<p style="text-align: justify;">(4) Des sociétés uniquement financières dont le capital est constitué de titres ou de participations dans d’autres fonds – de pension ou d’investissement. On parle aussi de « fonds de fonds »…</p>
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		<title>Construire ensemble, le Front de Gauche dans les luttes et les élections.</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 14:08:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conseil National]]></category>
		<category><![CDATA[À gauche]]></category>

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		<description><![CDATA[Construire ensemble,  le Front de Gauche dans les luttes et  les élections.
Texte adopté par le Conseil National de Gauche Unitaire
La crise continue,  ce sont les peuples qui en payent le prix !
Depuis deux ans, le  système  capitaliste connaît une crise d’une ampleur historique. Ce sont les  salariés et particulièrement ceux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;"><strong>Construire ensemble,  le Front de Gauche dans les luttes et  les élections.</strong></h4>
<p style="text-align: justify;"><em>Texte adopté par le Conseil National de Gauche Unitaire</em><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La crise continue,  ce sont les peuples qui en payent le prix !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis deux ans, le  système  capitaliste connaît une crise d’une ampleur historique. Ce sont les  salariés et particulièrement ceux qui se retrouvent au chômage qui  en payent le prix, tandis que la course au profit et la spéculation  financière continuent de plus belle. L’échec du sommet de Copenhague  démontre également l’incapacité des gouvernements à faire face  à la crise écologique. Notre avenir est menacé par leurs politiques !  Sans compter que les périodes de crise sont propices aux manœuvres   xénophobes, comme avec le débat nauséabond sur « l&#8217;identité nationale »  qui désignent les immigrés comme des menaces.</p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas Sarkozy annonce  sa détermination à poursuivre sa contre révolution néoconservatrice,  à imposer son modèle de société autoritaire. Les attaques  de la droite et du MEDEF, les réformes destructrices, revenant sur  des acquis fondamentaux sont multiples (des réformes de la santé,  des universités, ou de la Poste, de l’application de la RGPP contre  la Fonction publique, aux régressions démocratiques comme la réforme  de collectivités territoriales, la remise en cause du droit syndical).  Et ils nous annoncent de nouveaux mauvais coups qui touchent le cœur  même du système de solidarités : les retraites et la protection sociale.   De prochaines confrontations sont devant nous qui représentent un enjeu  fondamental pour l’ensemble des travailleurs de ce pays.<span id="more-1690"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des mobilisations  décisives en perspective.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ces batailles seront  décisives pour instaurer un rapport de force susceptible de mettre  le sarkozysme en échec. La nécessité de construire des fronts  sociaux de résistance unitaires et collectifs contre les licenciements,  pour la défense des services publics, des retraites, des droits  démocratiques  participe de cet enjeu. Toute la gauche, le mouvement syndical, les  associations, les partis politiques doivent se retrouver unis pour cela.   La colère sociale, les luttes sectorielles sont multiples mais il faut  construire un rapport de force qui entraîne la majorité de la population   dans la mobilisation.</p>
<p style="text-align: justify;">L’aspiration est  également  forte, dans le mouvement social et syndical d’une réponse politique  à la hauteur des enjeux, qui donne du sens et de l’espoir aux  résistances.  C’est la survie même d’une gauche digne de ce nom qui est en jeu  dans ce pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Parti socialiste a  renoncé à changer la société, et n’a comme orientation  que d’aménager à la marge le capitalisme, en étant prêt à s’allier  avec le MODEM. La coalition Europe Ecologie refuse également de rompre  avec la logique libérale qui est à la racine des crises économiques,  sociales et écologiques que nous connaissons aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a urgence  à reconstruire une gauche de gauche !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La campagne du Front  de Gauche pour les européennes, a constitué une construction<strong> </strong> inédite, rassemblant de façon dynamique le Parti Communiste Français,  le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire, ainsi que des militants issus  du mouvement social, a réouvert le chemin de l’espoir. Son succès  a permis de réaliser le premier pas d’un processus permettant d&#8217;œuvrer  à la synthèse du meilleur des traditions de la gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">Les élections régionales  seront le second pas, l’occasion d’élargir, d’approfondir et  d’enraciner cette dynamique. Elles doivent d&#8217;une part confirmer l’essai  des européennes et d&#8217;autre part poursuivre la reconstruction d&#8217;une  nouvelle voie à gauche, une gauche qui ne renonce pas, à même de  battre durablement la droite. Le Front de Gauche a impulsé le cadre  politique permettant l&#8217;élargissement des listes à d&#8217;autres partenaires <strong>:</strong> les Alternatifs, la FASE, le M’PEP, le PCOF, République et Socialisme…  Nous regrettons le choix de la majorité du NPA de s&#8217;enfermer dans une  posture d&#8217;isolement en refusant de s’engager dans un accord national  avec le FDG .</p>
<p style="text-align: justify;">Les élections régionales <strong> sont l’occasion pour porter haut et fort des mesures</strong> de rupture  avec les logiques libérales et productivistes, des mesures de protection   des populations contre les méfaits du capitalisme et de la crise,  défendant  et étendant les services publics, refusant de dilapider les fonds  publics  aux entreprises qui licencient. C’est le programme des listes « Ensemble   pour des régions à gauche, solidaires, écologiques, et citoyennes ».  Il s&#8217;agit de créer les conditions d&#8217;un débouché aux luttes et aux  revendications, d&#8217;amplifier et d&#8217;enraciner dans l&#8217;électorat populaire  et dans le mouvement social, ce rassemblement en s’adressant largement  au peuple de gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;urgence est de changer  la donne à gauche et de barrer la route à la droite qui veut imposer  sa mainmise sur les régions. Nous voulons ouvrir une nouvelle voie  à gauche qui soit déterminée à porter réellement les exigences  des classes populaires dans les institutions. Nous voulons une gauche  qui ne renonce pas. Nous voulons une gauche qui est prête à se  confronter  avec les puissants et les privilégiés pour mettre en œuvre une politique   de rupture.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette campagne doit se  donner une réalité de terrain, en construisant des comités locaux  pour créer les conditions de la dynamique et de l’élargissement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Construire ensemble   les prochaines étapes d’un Front de Gauche durable pour ouvrir une  nouvelle perspective à gauche.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis un an, le Front  de Gauche est parvenu à faire converger des organisations porteuses  de cultures et traditions longtemps opposées, dans le respect de  l’indépendance  de chacun. Il constitue l’atout fondamental, le bien commun pour  reconstruire  une gauche digne de ce nom. Le Front de gauche, au-delà des intérêts  partisans des uns et des autres, doit préfigurer l’intérêt collectif.  Car il y a un enjeu vital à reconstruire une gauche de gauche, une  gauche d’unité et de combat dont les choix politiques s’efforcent  de prolonger les attentes sociales et les aspirations populaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devons prolonger  le processus, cet espoir émergent en posant ensemble les jalons d&#8217;un  rassemblement pérenne, attractif, à l&#8217;écoute, en lien constant  et ancré dans le mouvement social. Notre objectif, est de créer  les conditions pour que s&#8217;exprime en France, à l&#8217;image de ce qui s’est  fait dans d&#8217;autres pays européens, en Allemagne avec Die Linke ou au  Portugal avec le Bloc de gauche, une réponse tant à la crise sociale  que politique, écologique et culturelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Front de gauche peut  être et doit être un outil pour y arriver. Son pluralisme lui donne  sa force, cette capacité à regrouper dans une dynamique unique des  histoires, des traditions politiques différentes. Ce pluralisme est  le seul à même de garantir l&#8217;investissement de militants et militantes  du mouvement social, de travailleurs, de jeunes, de militants  socialistes,  écologistes en rupture avec l’orientation de leurs partis respectifs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En 2010 initier  des Assises du Front de Gauche.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Front de Gauche doit  se construire au-delà des seules séquences électorales. Il peut  constituer  une nouvelle force, <strong>un pôle politique qui change la donne  à gauche</strong>. Il peut être le cadre de rassemblement de différents  partis politiques, notamment de nos partenaires des listes « Ensemble »,   de différentes traditions en respectant leur identité propre, en  permettant  leur synergie dans un processus commun ainsi que des militants qui,  tout en n’adhérant pas à l’une ou l’autre des organisations  se retrouvent dans la démarche du Front de Gauche. La gauche à laquelle  nous aspirons ne se construira pas autour d’un seul parti politique  mais par un véritable rassemblement. C&#8217;est ce que propose la Gauche  unitaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis juin 2009, nous  avons des élus européens du Front de Gauche, demain nous aurons des  élus régionaux, qui devront impulser des initiatives pour poursuivre  au-delà des élections l&#8217;action commune. Pour faire vivre concrètement  le Front de Gauche, au-delà des échéances électorales, nous devons  prendre des initiatives pour échanger, débattre, élaborer collectivement   sur les réponses immédiates à la crise, aux attaques de la droite  mais également sur une autre répartition des richesses, le projet  de société que nous voulons, bref sur une « plate forme partagée ».  Quelle alternative de société pouvons nous porter ensemble ? Quelles  réponses face à la crise économique, sociale, écologique et culturelle  ? Comment mettre en œuvre une politique de rupture avec le libéralisme  et le productivisme ? Quelle conception de la démocratie défendons  nous ? Ces questions et bien d&#8217;autres sont incontournables pour mettre  en mouvement sur la durée tous les hommes et les femmes qui aspirent  à changer cette société inhumaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Des exercices pratiques  communs à une réflexion partagée sur les grands enjeux de société,  voilà ce que nous impose la volonté de redonner du sens à la gauche,  à ses valeurs, à son projet de société au sein du rassemblement.  C’est pourquoi, nous proposons que d’ici l’automne 2010, nous  puissions nous donner les moyens, à l’échelle locale et nationale  d’organiser des Assises du Front de gauche, lieux de partage et  d’élaboration  d’expériences à la fois communes et diverses, qui associeraient  largement toutes les forces du mouvement social, des syndicalistes,  des militants associatifs et qui permettraient d&#8217;aboutir à la « plate  forme partagée » du Front de Gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce serait un véritable  événement politique à gauche en France et un signal pour tous  ceux qui tous les jours dans les combats quotidiens, dans le mouvement  social, dans les entreprises, parmi les jeunes sont orphelins d&#8217;une  perspective politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce que nous proposons  fraternellement à nos partenaires du Parti Communistes Français  et du Parti de Gauche pour le Front de Gauche, c’est de poursuivre  la dynamique de rassemblement qui dans le respect de chaque composante,  chaque identité pose des initiatives concrètes pour l&#8217;émergence d&#8217;une  nouvelle force politique, d’une gauche qui crée et redonne l’espoir.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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		<title>Agir ensemble pour l’égalité femme/homme à l’échelle des régions</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 10:25:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[En lutte]]></category>
		<category><![CDATA[Régionales 2010]]></category>

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		<description><![CDATA[le 17 octobre dernier nous étions 15 000 à manifester pour que, dans un contexte de crise, le combat pour l’égalité femmes/hommes ne passe pas à la trappe
Les élections régionales approchent.Pour le Collectif national pour les Droits des Femmes et ses partenaires, elles vont être l’occasion d’interroger les partis de gauche et d’extrême gauche sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img src="file:///Users/imacalainetceline/Library/Caches/TemporaryItems/moz-screenshot.png" alt="" /><em>le 17 octobre dernier nous étions 15 000 à manifester pour que, dans un contexte de crise, le combat pour l’égalité femmes/hommes ne passe pas à la trappe</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les élections régionales approchent.<br />Pour le <span style="color: #000000;"><strong>Collectif national pour les Droits des Femmes</strong></span> et ses partenaires, elles vont être l’occasion d’interroger les partis de gauche et d’extrême gauche sur les réponses qu’ils apportent face aux inégalités femme/homme et aux mauvais coups du gouvernement en matière de santé publique, de droits à l’avortement,<br />de la réforme des retraites et dans tous les domaines qui touchent aux violences faites aux femmes, à la justice sociale, aux droits et à la démocratie. Évidemment, les régions ne peuvent pas tout, mais quelle solidarité mettre en oeuvre au niveau régional ? De quelle marge de manoeuvre est-il possible de disposer ? À quoi s’engagent les partis en cas de victoire ?</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>RÉUNION PUBLIQUE</strong></span><br /><strong>mercredi 17 février de 19 h à 22 h30<br />Maison des Associations de la Solidarité<br />10 rue des Terres au Curé Paris 13e &#8211; métro : Porte d’Ivry ou Olympiades</strong></p>
<p style="text-align: center;">il y sera question de : IVG &#8211; contraception &#8211; emploi &#8211; inégalités &#8211;  formation &#8211; retraite<br />sans-papier salariées &#8211; violences &#8211; solidarité  internationale &#8211; immigration<br />avec<br /><span style="color: #000000;"><strong>Martine Billard</strong></span><br />Parti de gauche<br /><span style="color: #000000;"><strong>Marie-George Buffet</strong></span><br />Parti communiste français<br /><span style="color: #000000;"><strong>Michèle Ernis</strong></span><br />Gauche unitaire<br /><span style="color: #000000;"><strong>Anne Hidalgo</strong></span><br />Parti socialiste<br /><span style="color: #000000;"><strong>Anne Leclerc</strong></span><br />Nouveau parti anticapitaliste<br /><span style="color: #000000;"><strong>Emmanuelle Cosse, Jean-Vincent Placé</strong></span><br />les Verts</p>
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