Bureau National

22
sept

Au comité exécutif national du Parti communiste français

Au bureau national du Parti de gauche

Paris, le 21 septembre 2009

Chers Amis, Chers Camarades,

Notre Front de gauche arrive à un moment important.

Depuis la Fête de l’Humanité, des dizaines de milliers d’hommes et de femmes, qui s’étaient repris à espérer en l’affirmation d’une gauche digne de ce nom, s’interrogent sur notre capacité – et notre volonté - d’affronter conjointement les échéances politiques et sociales qui s’annoncent, de concrétiser l’engagement solennel que les uns et les autres avons pris au soir du 7 juin : poursuivre, élargir, enraciner la démarche qui nous a réunis.

Cet engagement, nous l’avions confirmé dans notre déclaration conjointe du 11 juillet, à travers plusieurs propositions qu’il serait urgent aujourd’hui d’appliquer.

L’enjeu est d’importance. Face à une crise qui appelle des solutions radicalement anticapitalistes, pour battre une droite dont la force provient d’abord de la faiblesse de son opposition politique, confrontés à la dérive droitière irréversible d’un Parti socialiste qui n’a plus rien à proposer aux classes populaires et en vient même à chercher son salut dans l’alliance avec ce secteur de la droite que représente le Modem, il revient au Front de gauche de s’atteler à une reconstruction globale. La reconstruction d’une gauche de gauche, plaçant résolument son combat au cœur de la gauche, s’adressant à cette fin au peuple de gauche dans sa diversité, afin de créer les conditions d’une future majorité politique tournant le dos aux impasses des alternances passées et ouvrant la voie à la transformation sociale. Lire la suite

Catégorie : Bureau National | À gauche
25
mai

DÉCLARATION DU BUREAU NATIONAL DE LA GAUCHE UNITAIRE

« Faire gagner l’unité aux élections européennes »

La campagne des élections européennes entre dans sa dernière ligne droite. Bien que les gouvernants ne cachent pas qu’ils aimeraient bien que l’électorat populaire déserte les urnes, ce scrutin représente une échéance primordiale.

La droite sarkozyenne voudrait, en arrivant en tête de toutes les listes, légitimer la véritable contre-révolution conservatrice qu’elle met en œuvre depuis deux ans. D’autant qu’elle doit affronter une colère sociale sans précédent depuis longtemps, comme en ont attesté les millions de grévistes et de manifestants rassemblés à trois occasions déjà depuis le début de l’année, et comme le confirment les innombrables luttes d’entreprises ou de secteurs auxquelles on assiste aujourd’hui.

Jamais le besoin d’une alternative crédible à gauche ne s’est fait aussi pressant. Hélas, c’est ce moment qu’ont choisi les dirigeants du Parti socialiste pour accélérer leur dérive sociale-libérale, en ouvrant parmi eux le débat sur une alliance avec cette fraction de la droite qu’incarne le Modem. Non seulement, ils ne s’opposent qu’avec mollesse à la politique de Nicolas Sarkozy. Non seulement, ils soutiennent le calamiteux traité de Lisbonne, qui grave dans le marbre tous les dogmes économiques libéraux, à commencer par celui de la « concurrence libre et non faussée ». Mais, en plaçant dorénavant François Bayrou au centre du jeu politique, ils menacent à présent la gauche d’une déconfiture similaire à celle qui, en Italie, permet à Berlusconi d’être débarrassé de toute opposition politique. Lire la suite

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