Nicolas Sarkozy, François Fillon et 8 membres du gouvernement, recevant à l’Elysée les organisations syndicales et patronales, ont tenu sommet social.
Prendre de la hauteur est opportun si l’on veut aborder sérieusement un ordre du jour qui devrait être chargé : la crise, l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics, le sort des centaines de milliers de chômeurs en fin de droits qui sont menacés de se voir privés de tout revenu fin 2010…
Las, on tombe de haut !
Du sommet, il ressort que Nicolas Sarkozy, sur les retraites, promet de pas « passer en force » !
Belle opération de communication présidentielle donc.
Contrairement à certaines craintes, et à certaines annonces, la nouvelle loi sur les retraites ne sera pas déposée en juillet, comme le voulaient certains ministres et conseillers, mais… à la rentrée. Ce qui laisse tout le temps (sic) à la concertation. Le Président veut « un débat approfondi, qui ne s’enlise pas, qui ne s’éternise pas, mais qui prendra le temps qu’il faut ». Lire la suite
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Les fonctionnaires français mesurent-ils leur chance d’avoir pour ministre Monsieur Eric Woerth – titulaire du ministère du Budget, des comptes publics et de la Fonction publique ? Lui qui n’a d’autre souci que de leur offrir de meilleures carrières, grâce à … la mobilité !
L’informatisation, certainement, et sans doute aussi l’impératif du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, se traduisent par la fusion de certains services et une suppression massive de postes. Donc il faut que les fonctionnaires, jusque-là protégés par le statut de la Fonction publique, qui leur assure la stabilité de l’emploi auquel ils ont accédé par concours, acceptent de… bouger ! Eric Woerth, ministre, a pour fonction d’y veiller. D’où le décret dit de mobilité des agents. Lire la suite
La crise financière recommence de plus belle et se traduira par une crise économique encore plus profonde que celle de 2009. Elle se combine avec une crise profonde de la construction européenne qui a fait la preuve… de son inexistence. La Tribune du vendredi 12 février résume bien la situation : « L’Europe fait flop ». Le soutien à la Grèce, première victime des marchés financiers, n’a été – ils ont le sens de l’humour – que « politique ». Largement insuffisant pour donner un signal positif de la fin de la spéculation.
L’accalmie a été de courte durée. Elle porte actuellement sur les titres émis par les Etats, titres d’emprunt, pour financer leur déficit et les mesures de soutien.(1) Pour le moment, ce sont les PIIGS – Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne (Spain) – qui sont dans le collimateur des marchés financiers. Il faut dire que la récession bat encore son plein dans la plupart de ces pays, à commencer par la Grèce. Ce pays est aussi « puni » pour avoir « magouillé » ses statistiques en cachant le montant réel – un terme qui ne convient absolument pas, toutes les comptabilités nationales ne peuvent donner qu’un résultat approximatif faute de connaissance des livres de compte – de ses déficits. Le nouveau gouvernement de centre gauche de Papandréou a décidé, comme tous les autres pays de l’UE et plus particulièrement de la zone euro, une politique d’austérité renforcée en s’attaquant à la dépense publique. Comme il n’est pas question d’augmenter les recettes, la seule solution reste – malgré la crise économique et sociale – de diminuer les dépenses. La politique fiscale ne change pas. Elle reste favorable aux entreprises et aux plus riches. Aucun débat démocratique ne s’ouvre sur cette politique…
Le pays le plus exposé jusqu’à présent, la Grèce, ne connaît pourtant pas une situation économique trop en décalage avec les autres pays de la zone euro. Ses déficits publics sont estimés à 12,7% par rapport au PIB – la France autour de 8% – et sa dette atteint 113% du même PIB. Elle n’atteint pas les records du Japon qui frôle les 200% de dette publique par rapport au PIB. Lire la suite
Texte adopté par le Conseil National de Gauche Unitaire
La crise continue, ce sont les peuples qui en payent le prix !
Depuis deux ans, le système capitaliste connaît une crise d’une ampleur historique. Ce sont les salariés et particulièrement ceux qui se retrouvent au chômage qui en payent le prix, tandis que la course au profit et la spéculation financière continuent de plus belle. L’échec du sommet de Copenhague démontre également l’incapacité des gouvernements à faire face à la crise écologique. Notre avenir est menacé par leurs politiques ! Sans compter que les périodes de crise sont propices aux manœuvres xénophobes, comme avec le débat nauséabond sur « l’identité nationale » qui désignent les immigrés comme des menaces.
Nicolas Sarkozy annonce sa détermination à poursuivre sa contre révolution néoconservatrice, à imposer son modèle de société autoritaire. Les attaques de la droite et du MEDEF, les réformes destructrices, revenant sur des acquis fondamentaux sont multiples (des réformes de la santé, des universités, ou de la Poste, de l’application de la RGPP contre la Fonction publique, aux régressions démocratiques comme la réforme de collectivités territoriales, la remise en cause du droit syndical). Et ils nous annoncent de nouveaux mauvais coups qui touchent le cœur même du système de solidarités : les retraites et la protection sociale. De prochaines confrontations sont devant nous qui représentent un enjeu fondamental pour l’ensemble des travailleurs de ce pays. Lire la suite
le 17 octobre dernier nous étions 15 000 à manifester pour que, dans un contexte de crise, le combat pour l’égalité femmes/hommes ne passe pas à la trappe
Les élections régionales approchent.
Pour le Collectif national pour les Droits des Femmes et ses partenaires, elles vont être l’occasion d’interroger les partis de gauche et d’extrême gauche sur les réponses qu’ils apportent face aux inégalités femme/homme et aux mauvais coups du gouvernement en matière de santé publique, de droits à l’avortement,
de la réforme des retraites et dans tous les domaines qui touchent aux violences faites aux femmes, à la justice sociale, aux droits et à la démocratie. Évidemment, les régions ne peuvent pas tout, mais quelle solidarité mettre en oeuvre au niveau régional ? De quelle marge de manoeuvre est-il possible de disposer ? À quoi s’engagent les partis en cas de victoire ?
RÉUNION PUBLIQUE
mercredi 17 février de 19 h à 22 h30
Maison des Associations de la Solidarité
10 rue des Terres au Curé Paris 13e – métro : Porte d’Ivry ou Olympiades
il y sera question de : IVG – contraception – emploi – inégalités – formation – retraite
sans-papier salariées – violences – solidarité internationale – immigration
avec
Martine Billard
Parti de gauche
Marie-George Buffet
Parti communiste français
Michèle Ernis
Gauche unitaire
Anne Hidalgo
Parti socialiste
Anne Leclerc
Nouveau parti anticapitaliste
Emmanuelle Cosse, Jean-Vincent Placé
les Verts