26
jan

En matière d’éducation, Sarkozy et ses ministres successifs, Darcos et Chatel, font montre de beaucoup d’inventivité pour tromper le monde.

Que de leurres ! Un vrai feu d’artifices…

La réforme du lycée, tentent-ils  de faire croire aux lycéens et à leurs parents, ce serait mieux accompagner, mieux orienter, permettre de mieux s’adapter à son époque

Et nos bateleurs d’expliquer qu’on va instaurer le tutorat, accorder 2 heures d’accompagnement à tous les élèves, que ceux-ci auront jusqu’à la terminale la possibilité de se réorienter, la filière littéraire sera revalorisée, et favorisé le travail en équipe des enseignants… Des enseignants qui, grâce à la célèbre masterisation, vont voir augmenter leur niveau de qualification, et leurs salaires (puisque sans doute ils vont travailler plus : accompagner, orienter, réunionner…).

Pour,  plus de liberté et d’efficacité, généralisation de l’autonomie : autonomie des universités, autonomie des établissements secondaires…

Toutes ces belles promesses ? Foutaises !

Ce qui guide la réforme  c’est la rentabilisation, les économies, l’aggravation des inégalités…  Et le mépris pour la formation et l’avenir de la grande majorité des jeunes, pour la culture, pour la recherche fondamentale…

La réalité c’est la suppression massive des postes (16 000 de plus prévue pour 2010).
Moins de postes c’est nécessairement moins d’heures d’enseignement, des effectifs par classe plus lourds, les 2 heures d’accompagnement, dont personne ne sait ce qu’elles signifient vraiment, sont compensées par la suppression des heures d’enseignement (l’aide individualisée, les modules, les demi groupes, les heures disciplinaires amputées, comme l’histoire en terminale S) et la mise en place des  groupes de compétence en langue vivante… On sabre dans les filières professionnelles et technologiques, voies de promotion pour beaucoup de jeunes, mais qui demandent trop de moyens…

La formation des maîtres, trop couteuse, est révisée à la baisse dans la double dimension des  compétences disciplinaire et pédagogique (adieu l’année de stage en responsabilité !). Les missions des psychologues scolaires et de conseillers d’éducation sont menacées, imputées qu’elles sont aux enseignants qui n’en peuvent mais… Il est vrai que  les cadres statutaires sont archaïques à l’heure où il faut généraliser la précarité : la réforme va permettre, pour résoudre la délicate question des remplacements,  de jeter devant élèves des enseignants avant même qu’ils aient pu passer les concours et reçu une formation pédagogique.

Pour faire tourner cette école brutalisée, on pourra compter sur le développement de l’autoritarisme.
A l’école, comme à l’hôpital, et comme partout, l’heure est au management ! Les chefs d’établissement vont voir leurs pouvoirs encore accrus : à charge pour eux d’imposer toutes ces régressions !

Non à l’école soumise aux lois du marché !

Non à l’autoritarisme !

Non à la précarisation !

Non au bradage du savoir, de l’éducation, de la recherche !

Les lycéens se sont mobilisés contre la réforme du lycée.

Les étudiants se sont mobilisés contre la réforme universitaire et de la formation des maîtres.

Les enseignants se sont mobilisés le 21 janvier et à nouveau le 30 janvier contre les régressions que le pouvoir veut imposer.

C’est toutes et tous qu’il faut nous mobiliser pour mettre un coup d’arrêt aux contre-réformes du pouvoir sarkozyste, à l’école, et dans tous les autres services publics, dans toute la société.

Catégorie : En lutte